Année 2006

Les sept jours de Simon Labrosse

Présenté les 1,2,7, 8 et 9 décembre 2006
Studio de l’Avant-Première, Gatineau (Qc)

Création originale de Carole Fréchette

Mise en scène : Martin Couto
Distribution : Nicolas Desfossés, Isabelle Nadeau et Enrico Pradal

L’été dernier, je déambulais entre les rues Laval et Aubry lorsque j’aperçus, du coin de mes yeux de taupe, un jeune homme installé sur un coin de rue. Je me suis approché, il s’est présenté : Simon Labrosse, laveur de barbe.

Je fus surpris par son offre. Refusant poliment ses services, je lui ai quand même offert de venir prendre une bière en ma superbe compagnie. La soirée fut des plus agréables et Simon me raconta sa vie. J’avais peine à croire toutes les malchances qui lui étaient arrivées.

Je me suis présenté : Martin Couto, metteur en scène. Une idée me titillait le derrière de ma tête et c’est avec l’appui inconditionnel de Simon que j’ai décidé d’approcher la Troupe Désinvolte.

Je leur ai expliqué mes motifs, je leur ai raconté la soirée passée avec Simon et ils ont fini par accepter. Ce soir, cher public, en collaboration avec la Troupe Désinvolte, je vous présente des épisodes palpitants de la vie de Simon Labrosse.

– Martin Couto

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La cantatrice chauve et La leçon

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Présenté les 11, 12, 13, 18, 19, 20, 24, 25 et 26 mai 2006
Espace René-Provost

d’Eugène Ionesco

Mise en scène : François Demers
Distribution : Bernard Chagnon, Judith Beauchamp, Daniel Gagnon, Caroline Lester, Théo Martin, Isabelle Moreault, Christian Rémillard, Catherine Speaker

Maître de la dérision, Ionesco fait se côtoyer l’absurde, la tragédie et la comédie. Rythmé et loufoque, ce doublé ne manquera pas de vous étonner! Dans le théâtre de Ionesco, on peut à la fois être et ne pas être. Les règles de la logique tombent. Dans La Cantatrice Chauve deux couples se rencontrent dans un salon des environs de Londres. Leur conversation absurde dégénère à mesure qu’avance la pièce et laisse paraître la mécanique usée des conventions sociales. Cette courte pièce se veut une réflexion sur le langage, vide de sens pour les personnages, mais chargé de significations pour les spectateurs. Ou l’inverse. C’est aussi un reflet de la condition humaine d’êtres prisonniers de leur état, mais conscients de leur prison. Pièce comique, beaucoup trop sérieuse. Pièce tragique, parfois loufoque. La Leçon, toujours dans le registre de l’absurde et du poids des mots, met en scène un vieux professeur qui donne une leçon privée d’arithmétique et de philologie à une jeune étudiante qui prépare son doctorat total. Les tables tourneront lentement et la vertu fera place aux pires vices.